Verdict : 82/100

Arte a récemment sorti son premier trio de jeux sur l’eShop de la Nintendo Switch. Après vous avoir parlé de Type:Rider et Homo Machina, c’est au tour de Vandals de passer sous notre loupe. Attrapez vos bombes de peinture, on part pour un tour du monde tout en jeu de réflexion.

Street art Go

Si vous avez eu l’occasion de jouer à Hitman Go, Lara Croft Go ou Deus Ex Go sur mobile, vous ne serez pas perdu pour le principe de Vandals. Vous contrôlez un personnage, street artiste de profession, qui évolue sur un chemin ponctué d’étapes. Sur cette même ligne, se trouvent des endroits d’intérêt tel que le mur où apposer votre oeuvre, mais aussi des objets utiles pour votre progression. Il faut en effet éviter à tout prix de se faire prendre par les policiers également présents sur le chemin.

Il faudra donc siffler ou se munir de bouteilles à lancer vers un autre point du terrain pour y attirer les policiers et gagner un peu de temps. La voie est alors libre pour passer, soit directement sur le chemin ou par un passage détourné, à vous de voir. Ou surtout, à vous de deviner ce que les développeurs ont prévu. Il est nécessaire d’anticiper les mouvements de notre personnage et celui des autres pour éviter à tout prix d’être vu et surtout appréhendé.

Une difficulté croissante

Les divers niveaux disposent également d’endroits bonus, y passer permet de décrocher l’une des trois étoiles qui notent votre performance. Les autres sont liées au nombre de coups joués par rapport au nombre attendu et si vous êtes parvenu à rester invisible. Obtenir les trois étoiles pour chaque niveau n’est pas une mince affaire, même lors des tous premiers puzzles. Il faudra souvent revenir pour tenter une nouvelle approche, même lorsque la première a été victorieuse, si l’on souhaite aligner les étoiles comme les champions du monde. Ce total permettra d’obtenir l’accès à des niveaux bonus. Chaque groupe de niveaux est compilé dans un livre estampillé d’un nom de ville, établissant l’ambiance dans laquelle on évolue.

Paris offre quelques passages par des grillages et un peu de jonglages entre le sifflet et les bouteilles. New York intègre des bouches d’égout permettant de traverser rapidement la map ou des buissons qui offrent la possibilité de passer quelques tours pour placer les ennemis à la bonne place. L’aspect stratégique devient de plus en plus intense et les livres suivants ne manquent pas d’ajouter encore des mécaniques intéressantes. Des livrets sont également disposés dans les niveaux et permettent d’obtenir des informations intéressantes sur l’histoire du street art et des street artistes, c’est toujours passionnant de s’instruire en jouant.

Une maniabilité versatile

Jouer à Vandals peut être effectué de diverses manières. Soit grâce aux boutons des Joy-Cons, vous serez alors peut-être un peu surpris de guider votre personnage grâce au stick droit par défaut (paramétrable dans les options). Vous pourrez également opter pour le motion poiting, un peu maladroit au début mais qui fait le job. L’option tactile reste celle que l’on a préféré même si elle implique de jouer en mode portable. Il suffit alors de toucher la zone vers laquelle on veut se déplacer, les boutons d’action présents à l’écran ou les livrets bonus dans les niveaux. C’est intuitif et cela permet de profiter au mieux des puzzles. Mais cela reste hautement subjectif, la multitude d’options permet à chacun de trouver son petit bonheur de maniabilité.

Les graphismes de Vandals sont agréables et nous baignent dans une ambiance low poly plutôt sympathique. Activité illicite oblige, les niveaux sont souvent sombres mais l’accent est mis sur le puzzle et le tout reste bien lisible. Passons au vif du sujet créatif : les tags ! Lors des phases où notre personnage atteint la zone où il peut laisser libre court à son art avec ses bombes, on a alors carte blanche. Ou briques libres, si on veut. Les développeurs on mis à notre disposition les couleurs de l’arc en ciel et plusieurs tailles de tracé. On peut alors laisser notre âme d’artiste s’exprimer pour le meilleur ou pour le pire ! Mais c’est un bel ajout de pouvoir s’amuser à créer des tags que l’on retrouvera dans la galerie. On peut aussi simplement ajouter notre pseudo en différentes polices et éventuellement y ajouter de la couleur si l’on est un peu pressé ou pas inspiré. Certains diront que c’est accessoire mais on vous répondra que le fait de pouvoir créer nos oeuvres est un atout récréatif au milieu de l’intelligence des puzzles de Vandals.

Notes

Graphismes
Gameplay
Histoire
Intérêt

Conclusion

Vandals est un jeu de réflexion qui vous demandera d’anticiper les mouvements, à la fois de votre personnage, et ceux de vos ennemis en uniforme. Ce tour du monde du street art permet de mettre en route des neurones qui sont trop souvent au repos et d’exercer également notre fibre artistique lors des phases de tag. On y apprend également pas mal de chose sur l’histoire du street art et des artistes. Encore une bonne pioche dans le trio de jeux édités par Arte sur Nintendo Switch.

Review réalisée sur la version 1.0.0 gracieusement fournie par Arte.

Vandals est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 25/04/2019 pour 4,49€.