Verdict : 75/100

La Nintendo Switch s’affiche comme la console familiale par excellence mais cela ne doit pas empêcher les grands enfants de s’adonner à des activités dans lesquelles l’hémoglobine coule à flots. Pour cela, nous vous proposons un jeu à base de morts-vivants dans un monde post-apocalyptique, Bloody Zombies. Nous avons pris notre courage à deux mains et avons affronté ce beat them all sanglant afin de vous livrer nos impressions, jetons-nous dans la fosse aux mangeurs d’humains !

Zombies ate the Queen

Londres a subi une attaque de zombies ! Vous et trois autres survivants êtes le seul espoir de faire régner à nouveau un semblant de calme dans cette ville autrefois pleine de joie. Il faudra éventuellement aussi la repeupler mais ce ne sera pas notre propos ici. Le jeu vous proposera tout d’abord de choisir quel héros vous voulez incarner, Teller, Mick « The Brick », Rei ou Eddie. Puis vous voilà lancé dans un tutoriel qui vous apprendra les mouvements basiques de saut (bouton B), d’attaque principale (bouton Y) et secondaire (bouton X), de déplacement (stick gauche), d’esquive (gâchette ZL) de votre protagoniste. Les attaques sont modulables en ajoutant de l’élan ou en inclinant le stick simultanément, ce qui rend les combats plutôt sympathiques.

Le jeu est en 2D à défilement à l’horizontale, donc vous progresserez petit à petit dans les différents quartiers de la ville. Chaque section d’un niveau est délimitée par un mur virtuel qui vous forcera à la nettoyer complètement avant de pouvoir passer à la suite. Elle vous placera face à plusieurs vague de zombies plus ou moins coriaces qui auront diverses aptitudes. Là ou certains des premiers rencontrés ne pourront pas vraiment vous faire de mal, d’autres lanceront des couteaux ou vous frapperont de toutes leurs forces avec leurs tentacules. On vous laisse le plaisir de découvrir les autres formes de morts-vivants que les développeurs ont imaginés pour vous ralentir dans votre reconquête de Londres, mais sachez juste qu’il y a pas mal de diversité autant visuelle que comportementale. Il faut également compter sur des boss impitoyables qui ne manqueront pas de vous empaler à distance, par exemple.

Un challenge relevé

Avec ses quatre niveaux de difficulté, dont deux sont à débloquer grâce à une victoire dans le niveau précédent, Bloody Zombies ravira les amateurs de challenge. De plus, la progression dans le jeu sera conditionnée par vos choix d’aptitude secondaire. En effet, lors des bastons contre les zombies, certains vous laisseront, après disparition de leur carcasse, des aptitudes spécifiques. Celles-ci sont activables en utilisant une combinaison de touches et feront de gros dommages. Classées en quatre catégories de couleur, votre personnage ne peut avoir qu’une seule capacité de chaque couleur active et la stratégie entrera alors en jeu pour vous. Préfèrerez-vous utiliser l’Envolée qui enverra votre ennemis vers d’autres cieux grâce à une batte de cricket ou plutôt la Tornade qui vous permettra de causer des dégâts à plusieurs zombies en même temps ? Des éléments du décor sont également destructibles et ne résisteront pas autant que les zombies sous vos coups. Certains seront des coffres renfermant des armes spéciales comme un katana ou une batte de baseball, entre autres, pour varier les plaisirs de frappe. C’est un ajout particulièrement jouissif qui permet de renouveler l’expérience au cours de la progression. Des pièces sont également à collecter lors des combats pur ensuite être dépensées dans les boutiques disséminées dans les niveaux. Vous y trouverez la possibilité d’améliorer vos capacités préférées.

Les affrontements sont dynamiques mais on rencontre parfois le problème que les aficionados de jeux en 2,5D connaissent : on a parfois un peu de mal à repérer si l’on est bien dans le même plan que le zombie que l’on essaie de frapper. S’en suit alors des coups dans le vide et une sensation de ridicule, mais surtout une petite perte de temps qui permet à d’autres ennemis de s’approcher et d’éventuellement venger leurs acolytes précédemment tombés sous nos coups. Certaines sections du jeu renferment des zones secrètes dans lesquelles ont pourra se fournir en armes spéciales ou en santé, par exemple. Bien qu’elles ne soient pas forcément indispensables, elles apportent une possibilité supplémentaire de satisfaction personnelle lorsque l’on parvient à y entrer.

A déguster seul ou à plusieurs

Bloody Zombies se savoure en solo mais aussi en coopération, jusqu’à quatre joueurs. Le jeu s’adapte alors et augmente le nombre d’ennemis à l’écran pour que le challenge reste présent. Si vous pensiez passer en mode promenade du dimanche avec votre partenaire de canapé, c’est raté pour cette fois. Mais si des zombies coriaces sont en haut de la liste de votre menu préféré, c’est parfait. On s’amuse à sauver le monde brutalement en équipe même si l’on regrette le manque de différence marquée entre les personnages. Ceux-ci ont en effet une panoplie de mouvements assez proches et aucune spécialisation n’est possible au cours de l’aventure.

En plus du mode multijoueur local, il est également possible de s’allier à d’autres héros en ligne. Vous pourrez ainsi créer une partie et attendre d’être rejoint par un autre joueur ou choisir de prendre par à la partie d’un ami. La connectivité entre les parties est assez bien faite même si nous n’avons pas eu l’occasion de trouver beaucoup de parties auxquelles nous joindre pour approfondir l’expérience. Il est tout de même préférable d’avoir avancé suffisamment dans le jeu et d’avoir acquis certaines capacités afin de profiter au maximum des parties en ligne sans être la cinquième roue du carrosse.

Un style classique mais efficace

Le nettoyage des non-morts de Londres se fait dans un style cartoon classique où les zombies ont plutôt des couleurs ternes, ils sont morts après tout tandis que les héros sont un peu plus colorés. Les décors post-apocalyptiques sont eux aussi dans des teintes dignes d’un bon épisode de Derrick mais clairement dans le thème du jeu. Les coups portés ou reçus sont accompagnés de giclées de sang, les âmes sensibles s’abstiendront certainement.

L’ambiance sonore est soignée, on sent bien la détresse de cette ville détruite au travers des sons électro qui accompagnent les missions. On ne sortira pas de la partie avec une chanson en tête mais ce n’est en rien désagréable. Les dialogues du jeu sont en anglais mais les menus sont entièrement traduits dans la langue de Molière, permettant une navigation simple et efficace. La gestion des différentes capacités et améliorations est alors à la portée de tous.

Notes

Gameplay
Graphismes
Histoire
Intérêt

Conclusion

Avec Bloody Zombies, les studios Paw Print Games et nDreams offrent un beat them all sanglant avec un challenge relevé. On apprécie l’ambiance et le gameplay à l’ancienne même si les soucis de positionnement dans le bon plan sont parfois contraignants. La diversité des zombies à combattre et des nombreux boss ajoutent à la difficulté d’adaptation dont il faut faire preuve à chaque instant. Les aptitudes spéciales du personnage que l’on contrôle sont personnalisables en fonction de l’utilisation du cash engrangé au cours des combats, ce qui tend vers une rejouabilité potentielle pour tester de nouvelles stratégies. Dégommer des zombies à l’aide de ses poings est donc une expérience plaisante en solo mais également en multijoueur jusqu’à quatre en local ou en ligne. Les amateurs d’hémoglobine seront aux anges, les réfractaires au style 2D passeront cependant leur chemin.

Review réalisée sur la version 1.0.0 gracieusement offerte par nDreams.

Bloody Zombies est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch pour 13,49€