Verdict : 70/100

Je vous propose dans cet article de vous faire le résumé de mes impressions suite aux premiers jours passés avec le dernier jeu produit par Nintendo.

Comme vous avez pu le constater en lisant le titre de l’article, cette nouvelle licence de Nintendo est pour moi un coup de cœur. Ils ont su là produire un jeu divertissant, visuellement très intéressant et encore et toujours avec la patte fun chère à Big N.

Je suis un joueur régulier, assez fan de l’univers Nintendo mais pas un hardcore gameur. C’est dans cette optique que je vous propose mon avis sur le jeu qui s’adresse à mon sens avant tout à des joueurs occasionnels, aux soirées entre amis ou en famille ou enfin (mais pas que) à un jeune public.

Joycons ou manette(s)

À titre préalable, je souligne que, si je suis aujourd’hui assez enthousiaste sur le jeu, ce n’était pas le cas quand j’ai vu les premières images. En effet, j’avais cru comprendre sur la vidéo de démonstration et dans les premiers tests que ce serait jouable uniquement avec les Joy-con.

J’avais précommandé le jeu pour l’essayer mais sans grande conviction de départ… en effet, j’avais le souvenir d’un très bon jeu sur la Wii que je n’avais pas terminé en raison de la détection de mouvement ; après une dure journée de boulot et même si le jeu était très bon, j’avoue je n’avais pas envie de « boxer » physiquement devant la télé mais plutôt de « légumer » dans mon canapé. Il s’agissait à l’époque de Dragon Ball Z Budokaï que je n’avais jamais terminé malgré ses indéniables qualités.

Aussi, j’ai été très content de découvrir le mode de jeu avec la manette pro ! Je commence donc par donner mes impressions sur ce mode de jeu.

Manette pro (ou avec un joy-con par joueur)

Tout d’abord, la prise en main est extrêmement rapide : les deux boutons du bas servent à bouger rapidement pour essayer de se positionner (sauter et pas latéral ou en avant) ; les deux boutons du haut ou les gâchettes L et R servent à actionner les bras (il est plus intuitif de faire avec L et R). Enfin, le Joystick de gauche sert à se diriger ou, en appuyant dessus, à faire une parade/charger.

Le système de base est donc extrêmement simple et à la portée d’un enfant.

C’est cette simplicité qui fait que, quelque soit le joueur, on s’amuse de suite. Toutefois, le jeu pourra vite devenir technique dans la manière de gérer les coups, évitements et parades.

Le coup de poing ayant un certain temps de latence (le temps que le poing parte et revienne sur son système de ressort), il s’agira dans le jeu autant d’attaquer que d’éviter les coups de l’adversaire.

Le dispositif sera complété par des effets que vous pouvez mettre sur les poings ainsi que par les armes choisies pour le combat – on y reviendra plus tard.

Le joueur très habitué aux jeux rapides du type Street Fighter pourra être désarçonné un court moment par ce fonctionnement mais le gameplay intuitif vous fera vite prendre en main ce jeu d’un nouveau genre.

Joy-cons

Concernant le jeu avec les joy-con en mode détection de mouvement, le gameplay est immédiatement assez fun.

Si ce n’est pas ce que je préfère, vous passez le jeu à n’importe quelle personne n’ayant jamais joué et elle arrivera immédiatement à jouer et s’amuser. Le reste du jeu n’utilisant que deux ou trois boutons, c’est assez facile également.

Je vous conseille de faire tester ce mode de jeu à des enfants qui ont besoin de dépenser de l’énergie ^^

Pour ceux qui veulent étudier la technique, Nintendo a prévu une petite vidéo de démonstration.

Au titre des points négatifs, on pourra noter qu’il est impossible – pour le moment – de personnaliser les contrôles.

Les personnages

Il y a 10 personnages jouables avec chacun leurs caractéristiques.

5 premiers personnages avaient été révélés à l’annonce du jeu :

  • Spring Man, l’homme-ressort : quand il a peu d’énergie, ses armes se chargent automatiquement
  • Ribbon Girl : elle peut effectuer plusieurs sauts successifs dans les airs
  • Ninjara : il peut se téléporter lors d’une esquive
  • Master Mummy : c’est le gros balaise qui encaisse grave. Il a aussi la capacité de régénérer son énergie quand il est en garde
  • Mechanica : elle aussi encaisse grave mais elle peut aussi rester en l’air quelques secondes

Un autre arrivage de combattant s’est ensuite présenté à nous :

  • Min Min : elle peut dévier les coups lors d’une esquive dans les airs
  • Twintelle : elle peut ralentir les coups de ses adversaires en chargeant ses armes
  • Byte et Barq : en dehors du fait d’être deux, le principal intérêt est que Byte (le flic) peut sauter sur Barq (le chien) pour effectuer un super saut
  • Kid Cobra : il tape vite mais moins fort
  • Helix : il a la faculté d’avoir un corps élastique

Le choix de votre personnage et donc de ses caractéristiques sera déterminant pour votre manière de jouer. Pensez d’autre part que le poids du personnage agit sur sa force de frappe et sa vitesse.

PS : cette review a été réalisée avant l’arrivée de Monsieur le Président Max Brass.

L’équipement

Une trentaine d’équipements différents sont disponibles. Vous pouvez équiper indépendamment chacun des poings. Si un certains nombres d’armes seront disponibles dès le début, il vous faudra en débloquer la plupart au cours du jeu. Et pour débloquer, il vous faudra beaucoup jouer !

Certains des commentateurs que j’ai entendu (dont mes potes du Podcast de La Voie du Geek – je vous conseille) se demandent si à un certain niveau, une fois tout débloqué, finalement tous les joueurs n’ont pas les mêmes armes… On pourra aussi opposer que cela met tout le monde à égalité !

Comme dans Mario Kart, vous devrez alors jouer à la compétence plutôt qu’aux options et c’est pas mal non plus.

Sans vous spoiler et à mon niveau de jeu (tout n’est pas encore débloqué), je puis vous dire qu’on a plusieurs types d’armes :

  • les armes bourines pour poutrer sévère comme le Toaster. Pas toujours subtiles dans la visée mais si vous choppez l’adversaire, il ne passera pas un bon moment.
  • les armes de type boomerang ou à effets : un peu moins puissantes, elles ont des effets de fou qu’il faut apprendre à maîtriser mais qui vous pourront vous permettre de toucher l’adversaire même derrière un obstacle.
  • les armes qui arrosent largement comme le Trident : l’équivalent du fusil à pompe, pas puissant mais il sulfate sur une grande surface.
  • les armes plus défensives et lentes comme l’Égide : à la fois arme et bouclier.

Poids du joueur et éloignement

Chaque arme, même offensive, pourra servir à contrer un adversaire sur son propre coup mais il faudra aussi tenir compte du poids du joueur (un petit personnage aura du mal à contrer le coup d’un gros bonhomme).

Il faudra aussi tenir compte de l’éloignement avec votre adversaire pour savoir avec quel poing taper. Par exemple, s’il est loin, il faudra préférer taper avec le poing qui sulfate large car il a plus de temps pour éviter le coup ; par contre si vous êtes proche de l’adversaire et que vous venez d’éviter qu’il vous attrape, vous avez une ouverture et vous pouvez mettre une grosse patate !!!

En effet, vous pouvez attraper votre adversaire en envoyant vos deux poings pour l’attraper et lui faire une espèce de prise de catch ! Par contre, si vous le ratez, vous lui donnez une ouverture énorme et vous risquez de le regretter.

Chargement des armes

Les armes pourront être « chargées » et donner des caractéristiques différentes aux attaques en fonction de leurs attributs : feu, électricité, glace, vent, explosion.

En fonction de l’attribut, votre adversaire sera repoussé, perdra l’usage d’un membre, sera gelé ou aveuglé…

Bref, il faut autant gérer l’attaque (longue parfois par rapport à la rapidité d’un coup), le temps que prend chaque action (on ne pourra pas éviter ni bouger pendant l’attaque) et la possibilité d’éviter ou de faire une parade. Une réflexion intéressante, loin du bourrin, qui donne une IP dans un genre novateur. A vous de trouver le meilleur combo possible !

Les bonus

Anecdotiques en niveaux faibles, ils peuvent s’avérer essentiels à haut niveau. On retiendra :

  • la bombe : vous tapez dessus, elle tombe (de préférence sur votre adversaire) et explose au bout de quelques secondes
  • la restauration de vie : une zone dans laquelle tombe une bonbonne qui restaure les PV.

Les arènes

Il existe une arène par personnage avec des caractéristiques leur ressemblant :

  • le stade Spring de Spring-Man : les trampolines permettent de puncher de plus haut
  • le studio Ribbon de Ribbon Girl : des blocs sortent du sol du studio indoor et sont destructibles en un coup de poing mais permettent aussi de se cacher ou de prendre de la hauteur pour taper
  • l’académie des ninjas de Ninjara : on joue sur les marches d’un temple asiatique – un coup on commence en haut, un autre en bas
  • le sanatorium, l’arène de Master Mummy : ici, on commence dans une simple arène circulaire et le sol se casse au centre pour se transformer en trampoline
  • Ramenville, l’arène de Min Min, la folle des ramens… L’arène a donc la forme d’un bol de nouilles !
  • la fonderie, l’arène industrielle de Mechanica
  • le Palais du festival de Twintelle, la diva : ici, aux pieds des marches comme à Cannes, l’arène est encombrée de limousines
  • la plage des galas de Byte & Barq, le Flic robot et son chien (ne me demandez pas le rapport entre un flic robot et la plage de Gala !?) : l’intérêt est la plateforme centrale et la forme de l’arène avec de nombreux coins
  • le glissodrome de Kid Cobra : c’est mon arène préférée ou on peut se battre sur des hover-boards
  • le laboratoire d’Helix : il s’est visiblement échappé d’un des tubes à essai qui encombrent l’arène
  • enfin, l’arène basique avec un plateau central du boss final pour lequel je vous laisse la “surprise” !

De manière générale, je n’ai pas remarqué de gros défauts sur les arènes, hormis le labo d’Helix où il y a de temps en temps des bugs graphiques lorsqu’on essaie de taper un adversaire de l’autre coté d’un tube.

Des mini jeux

Vous aurez la possibilité d’affronter vos adversaires dans des bastons d’un genre légèrement différent également :

  • match de volley : à un contre un ou 2 VS 2, vous jouez au volley avec une particularité. Si le ballon touche le sol ou que le temps imparti est terminé, il explose.
  • match de basket : même principe que le volley-ball mais sans ballon. Si vous lancez votre adversaire ou le mettez à terre, il tombe dans le panier ! La possibilité de faire des 3 points et des trampolines viennent compléter le jeu.
  • taper sur des cibles mouvantes : face à un autre joueur, faites le meilleur score en détruisant le plus de cibles… Tout en ayant la possibilité de frapper ou gêner votre adversaire.
  • enfin le mode survie : des vagues d’ennemis à achever…

Arms : basket

Dans le mode histoire, ces minis-jeux seront intégrés aux matchs. Même si ce n’est pas la révolution, il n’en demeure pas moins que cela change un peu.

Personnellement, j’aime bien le basket.

Une réussite graphique

Un très grand soin a été apporté aux personnages et à l’univers d’Arms : on reconnaît bien la pâte du studio ayant produit Splatoon. D’ailleurs, on pourra se demander quand ils ont trouvé le temps de développer convenablement deux jeux – Splatoon 2 est sorti le 21 juillet !

Pour laisser plus de place au combat à l’écran, un choix graphique a été fait concernant la barre de vie qui se déplace à côté de chaque joueur. De même lorsque, le super pouvoir est chargé, une icône jaune clignote à côté de votre joueur : vous n’avez plus qu’a déclencher l’enfer en touchant votre adversaire qui se verra assener automatiquement une grêle de coups.

Le constat est top : pas besoin de regarder partout, vous pouvez vous concentrer sur le cœur du combat sans jamais perdre une miette de vos possibilités.

D’autre part, visuellement, on retrouvera tous les grands classiques au niveau des joueurs : les poids-lourds (hommes et femmes), les ninjas, les personnages équilibrés, les robots et autres expériences…

J’émettrai un bémol. Au début de chaque match, on voit une carte indiquant le lieu où se passe le combat : cela s’avère particulièrement inutile puisque, d’une part, on ne reconnaît pas les lieux et, d’autre part, ce n’est pas sur un globe terrestre… Peut être un hommage (raté) à Street Fighter ?

On pourra aussi regretter aussi que, lors des fins de match, les replay soit parfois incompréhensibles visuellement.

En mode nomade, le jeu est impeccable ainsi qu’en mode TV (1080p). Rien a dire de ce coté.

Les modes de jeu

La campagne solo développe assez peu le background des personnages et est un peu répétitive mais elle n’est pas facile pour autant ! Passer tous les niveaux pour farmer sera très difficile.

Le mode 2 joueurs est parfait pour passer un bon moment entre amis, voir pour vos soirées famille ou samedis soirs festifs et alcoolisées. On se passe la manette et on se marre bien plus qu’avec le 1, 2 Switch qui sera vite oublié. Ici, les possibilités de la Switch sont bien utilisées et vous pouvez jouer en nomade à l’apéro ^^

Par contre, je trouve que le mode 2 V 2 est à oublier : on ne comprend rien, ça part dans tous les sens et il est difficile de faire autre chose que bourriner bêtement – à mon sens – mais c’est peut être que je n’ai pas assez testé ce mode.

Le multi me semble sympa mais je n’ai pas encore pu trop tester : les serveurs semblent être à améliorer et stabiliser.

Pour ceux qui veulent connaître tous les modes de jeux en détail, je les renvoi vers la page Nintendo qui est très bien faite.

Notes

Gameplay
Graphisme
Histoire
Intérêt

Conclusion

En bref, cette nouvelle IP Arms est un bon jeu de baston assez novateur.

A essayer d’urgence pour les amateurs de fun et à oublier pour les hardcore gamers qui aiment faire des combos avec 65 boutons.

Arms est disponible depuis le 16 juin en version boîte et sur l’eShop Nintendo à 59€99.