Verdict : 94/100

L’aventure des robots mineurs avait commencé par Steamworld Dig, arrivé en 2017 sur l’eShop de la Nintendo Switch. Steamworld Dig 2 reprend l’histoire là où on l’avait laissée. Voyons si ce second volet a ce qu’il faut pour être un autre bon jeu.

Prends ta pioche et creuse

Alors que Rusty a disparu après avoir vaincu le vilain du premier épisode, Dorothy part à sa recherche. Cela va la mener, après un premier combat contre un boss comme introduction, dans un village aux habitants hauts en couleurs qui l’aideront peut-être dans sa quête. Leur lieu d’habitation est victime de secousses répétés et inexpliquées. On part donc façon spéléologue dans les entrailles de la terre, dans l’ancienne mine du coin à la recherche d’indices pour éclaircir la situation et retrouver notre vieil ami. A force de coups de pioche, on trouvera des minerais qui nous permettront de se faire de l’argent de poche à la surface. Cet argent pourra ensuite être dépensé en améliorations diverses et variées.

Il faudra gérer ce pécule et nos aptitudes pour avoir une pioche efficace, un sac à dos suffisamment profond pour s’enrichir rapidement ou encore une lampe qui ne s’éteint pas trop vite. En effet, sans lumière il est impossible d’explorer et il faut ainsi cycliquement remonter à la surface pour recharger nos batteries. On devra surveiller également nos réserves d’eau pour les outils et armes à base de vapeur. Cet aspect de gestion offre un angle stratégique à l’aventure, qui se déroulera ainsi légèrement différemment pour chacun. Là où le fait de toujours devoir remonter en surface pourrait être laborieux et rébarbatif, la revente de pierres et les améliorations en plus des dialogues épicés avec les habitants font entrer ces actions dans un flux naturel.

Un robot multifonctions

Dorothy, notre héroine, est très vite à l’aise avec pas mal d’outils et d’actions différentes. Outre le saut obligatoire dans ce jeu de plateformes-exploration, on trouve le maniement de la pioche pour creuser et se battre, la création de bombes pour détruire les blocs hors de portée mais aussi un bras marteau-piqueur ou encore un grapin pour explorer également vers le haut des cavernes. On se retrouve avec un couteau-suisse sur jambes qui donne du plaisir à manier. La difficulté réside essentiellement dans les prises de risque lors des rencontres avec les ennemis, l’achat de cœurs de vie et les remontées fréquentes à la surface pour se régénérer. On sera toujours tenté d’aller encore un peu plus loin pour trouver le tube de transport suivant qui nous permettra de faire une liaison directe entre le sous-sol et la ville. Mais cette plongée en profondeur pourrait nous être fatale, il faut donc savoir être raisonnable.

Dans ce metroidvania, on explorera les différentes zones à notre guise et on découvrira ainsi des secrets dont les habitants n’ont pas conscience. Ces zones secrètes renferment toujours des bonus qu’il faut mériter. La difficulté de ces pièces cachées est en effet supérieure à celle du jeu lui-même, offrant un challenge supplémentaire aux amateurs de collecte d’objets et de 100% dans les statistiques.

Des environnements variés

Dorothy va explorer avec notre aide une mine banale mais également trouver des environnements souterrains à la faune et à la flore variée. On passera de grottes aux plantes luminescentes aux égouts en passant par un temple aux fidèles complètement azimutés. Les couleurs seront alors tantôt chaudes, tantôt froides pour permettre de presque pouvoir palper l’atmosphère de ces lieux. Les animations et designs des personnages sont dans la veine du style propre à Image & Form et sa série SteamWorld, tout est soigné, coloré, empreint de technologie et surtout fidèle à la mythologie de l’univers.

Niveau technique, le jeu tourne comme horloge suisse, aucun ralentissement à l’horizon, juste le plaisir de voir évoluer notre fidèle héroine. Les musiques accompagnent gaiement les différentes rencontres et environnements traversés. On est imprégné de l’ambiance westerno-aztec et cela donne envie d’y rester pour continue l’aventure de Dorothy et comprendre ce qui a pu arriver à Rusty. On passera une bonne dizaine d’heures en compagnie du robot et ses accolytes si l’on va en ligne droite mais récupérer tous les artefacts et autres minerais demandera d’augmenter largement le temps de jeu.

Notes