Verdict : 79/100

Les premiers jeu de la saga The Legend of Zelda ont créé une référence dont beaucoup s’inspirent encore aujourd’hui. Minit prend le concept de l’aventure en 2D en vue de dessus pour en faire un jeu à l’originalité indéniable. Voyons si le jeu de Devolver Digital mérite qu’on s’y arrête une minute ou bien plus.

Un canard dans le café

Minit commence quand votre personnage, un canard au bec allongé, trouve une épée maudite sur la plage. S’ouvre alors une grande mission pour vous : trouver une façon de contrer la malédiction. Celle-ci vous fera mourir au bout de 60 courtes secondes puis ressusciter dans votre dernière maison officielle. Vous garderez dans votre inventaire tout objet découvert lors de votre progression. Vous trouverez donc un arrosoir qui permettra de faire pousser des plantes mais vous rencontrerez aussi des personnages qui vous confieront des missions. L’une des premières est d’éliminer une bande de crabes pour le propriétaire du bar du coin. Une fois les bestioles à pinces pourfendues, vous obtiendrez la capacité de déplacer des blocs. Voici alors un tout nouveau chemin qui s’ouvre à vous.

La progression se fait de minute en minute, selon votre force d’exploration et votre déduction sur les choses à réaliser pour avancer. Une fois que vous rencontrez le personnage qui vous donne une mission, il est fort probable que cela ouvre les possibilités d’exploration à une nouvelle partie du monde.

Explorer, mourir, recommencer

A chaque nouvel essai, on apprend une nouvelle petite chose et les mystères du jeu commencent à s’éclaircir. Les développeurs jouent également avec leur concept en calant les possibilités de réussite des actions sur le timing des 60 secondes. On trouvera par exemple au début du jeu un vieil homme à la diction lente qui nous donnera l’information cruciale au bout du temps de vie du héros. C’est frustrant mais tout aussi palpitant puisque l’on peut reprendre presque immédiatement.

On apprend rapidement à se repérer dans les différentes zones du jeu et on obtient également de nouvelles maisons d’où commencer la session suivante sans avoir à refaire un trop long bout de chemin. Un système de téléportation entre les habitats permet également de gagner de précieuses secondes dans le jeu. Les combats sont classiques avec des attaques directionnelles comme à l’époque.

Du noir, du blanc et du gris

Minit appuie son concept unique en temps limité sur une ambiance graphique tout aussi réduite à sa plus simple expression, le monochrome en pixelart. Là où l’on pourrait craindre une lassitude au fil des tableaux noirs et blancs, le rythme du jeu fait que l’on oublie presque l’absence de couleurs. La lisibilité est bonne avec des détails permettant de distinguer rapidement les blocs mobiles de ceux destructibles ou encore fixes.

Les personnages que l’on rencontre dans notre courte aventure (2 à 4 heures selon votre aptitude de déduction et sens de l’orientation) nous raviront de commentaires remplis d’humour. Le jeu est donc exigent mais sur un ton léger, ce qui équilibre très bien l’expérience. Les musiques 8-bits terminent de parfaire une ambiance digne des premièrs jeux d’aventure de l’histoire vidéoludique.

Notes