Verdict : 69/100

C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe. C’est donc avec des concepts connus et reconnus que l’on peut faire de grands jeux. Doughlings : Arcade sur Nintendo Switch s’appuie sur ce principe avec un jeu de type casse-briques qui apporte quelques nouveautés à la recette. Bonne ou mauvaise revisite ? Suivez le guide.

Une maladie mutagène

Les Doughlings sont des êtres joyeux et sympathiques mais lorsqu’une vilaine maladie s’abat sur eux, il passent par toutes les couleurs. Leur teinte de pêche devient alors bleu, vert, jaune, rouge… Un savant Doughling parvient à créer un remède et se met en marche pour sauver tous ses congénères. Il place alors son antidote dans une balle et la lance sur ses anciens amis pour les guérir.

Vous voilà alors plongé dans un casse-briques où Morpheus, notre valeureux héros scientifique, sert de socle de rebond en bas de l’écran et les autre Doughlings sont les cibles. Un impact sur un bleu le retransformera en individu sain, lui permettant de retrouver sa liberté et libérer de la place à l’écran. Il faudra, sur ce principe, frapper deux fois les protagonistes verts, trois fois les jaunes et ainsi de suite en fonction de la progression de leur état.

Une certaine profondeur

Au travers des 90 niveaux, on découvre que notre cher Morpheus peut récupérer des double hélices d’ADN pour se transformer en d’autres personnages. Ceux-ci possèdent des capacités qui modifient le jeu. On trouvera une espèce d’incroyable Hulk qui est beaucoup plus large et qui facilite le rattrapage de la balle ou un énervé des pistolets qui tire sur les malades pour les guérir, pour ne citer que les deux premiers. Ces améliorations permettent d’ajouter une profondeur au gameplay qui aurait pu être trop simple de prime abord. Ça ne révolutionne pas le genre mais on y trouve son compte et on profite de ces nouveautés au cours des parties.

En plus de ces transformations, on peut également améliorer nos personnages et leurs spécificités en dépensant des potions entre deux niveaux. On peut alors faire durer leur présence mais aussi leur phase bonus. Celle-ci permet d’obtenir une balle colorée pour Morpheus qui change l’apparence de groupes entiers de Doughlings ou une grande baffe par notre héros musclé vert qui fera tomber les plus proches de la guérison. Lors de la chute des protagonistes encore malades, il faudra cependant penser à les éviter sous peine de perdre quelques points de vie ou carrément la partie… comme lorsque l’on perd la balle, classiquement.

Des graphismes un peu basiques

On ne doit pas juger un jeu par ses graphismes mais on doit bien admettre qu’à première vue, on a cru que Doughlings sortait tout droit des années 90. Le style cartoon est un peu vieillot mais on s’y habitue en profitant du gameplay plutôt enjoué et original. Le jeu ne brille pas non plus par sa bande-son qui fait le job sans nous transporter dans un monde merveilleux.

Doughlings : Arcade présente, chose très rare sur consoles, un éditeur de niveaux. Les plus ingénieux d’entre vous pourront créer leurs propres enchevêtrements de Doughlings malades et en faire profiter le monde entier. Un système de notation des niveaux permet de voir ceux les plus appréciés du public, ce qui est une bonne chose si l’on n’aime pas se casser les dents sur des choses impossibles.

Notes

Graphismes
Gameplay
Rejouabilité
Intérêt

Conclusion

Doughlings : Arcade prend le concept du casse-briques et lui ajoute quelques capacités bienvenues. On peut gérer les aptitudes de nos personnages et choisir comment les utiliser pour progresser au mieux dans les 90 niveaux. Les graphismes du jeu sont un peu vieillots mais on s’y habitue et on s’amuse finalement pas mal au fil de la progression. Le jeu est à consommer par petites touches entre deux grosses sessions sur des jeux plus ambitieux.

Review réalisée sur la version 1.2.8 gracieusement fournie par Hero Concept.

Doughlings : Arcade est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 13/09/2018 pour 6,99€.