Ça y est, DOOM est disponible depuis quelques jours sur la Nintendo Switch ! Nous sommes donc en mesure de vous donner notre avis sur ce portage du titre sorti en mai 2016 sur PS4, Xbox One et PC.

Lors de l’annonce du jeu sur la nouvelle console hybride de Big N, au-delà de la satisfaction de voir un jeu plus « mature » venir étoffer le catalogue de la machine, cela a suscité quelques interrogations à propos de la qualité du portage.

Nous avons notamment pensé à l’aspect technique et aux différentes concessions que le développeur Panic Button (id Software développa le jeu de 2016) allait devoir faire afin de réaliser un portage correct sur la Switch. C’est donc cet aspect qui sera principalement détaillé dans le test vidéo. Nous vous invitons à regarder la review en vidéo et à lire le reste de l’article afin d’avoir un résumé de notre critique. Par ailleurs, nous développerons un thème qui est traité de façon succincte dans la vidéo et qui concerne l’importance de soutenir les éditeurs proposant du contenu plus « mature » sur Switch.

Pas beau mais fun

Techniquement, le jeu n’est pas parfait : les textures sont baveuses et de mauvaise qualité.

Le jeu est en 720p que ce soit en mode portable ou en mode TV. Du coup, c’est le mode portable qui s’en sort le mieux au niveau des graphismes car, sur grand écran, tous les défauts de texture sont visibles et grossis.

Si nous nous intéressons au framerate, les développeurs n’ont malheureusement pas pu maintenir les 60 fps des autres versions, et cela malgré le downgrade graphique. Le jeu tourne généralement en 30 fps et souffre de quelques chutes lors de séquences où le nombre d’ennemis affichés à l’écran est assez important.

Il faut néanmoins précisé que DOOM (2016) est un jeu déjà très abouti techniquement à la base ; il demande beaucoup de ressources, notamment pour gérer les déplacements constants des ennemis.

Le résultat est donc assez propre et nous sommes tout de même satisfaits du rendu final concernant la technique. Ce n’est d’ailleurs pas pénalisant en soit dans le sens où cela ne dénature pas le jeu de base. DOOM sur Switch ressemble au jeu sorti il y a maintenant plus d’un an, c’est toujours autant frénétique et fun, et ça c’est le principal.

DLCs, modes de jeu et gameplay

Au niveau du contenu, le seul manque de cette version est le créateur de niveau (snap-map). Les autres modes campagne, arcade et multijoueur sont présents.

Qui plus est, le portage profite gratuitement de tous les DLCs sortis à ce jour, de quoi gonfler la durée de vie du titre.

La prise en main avec les joycons est plutôt correcte même s’il parait évident qu’une manette Switch pro apportera un meilleur confort de jeu. Néanmoins, le jeu reste tout à fait jouable avec les joycons uniquement, que ce soit en mode portable ou avec le joycon grip.

Plus de jeux matures ?

Avant de conclure, nous allons développer brièvement la problématique des jeux « matures » sur console Nintendo. De nos jours, bien souvent, les consoles de Big N sont connotées comme étant des consoles pour enfant, juste ludiques et fun. Profitons de la sortie de DOOM sur Switch pour soulever cette problématique.

Il est clair que se plaindre du manque de jeux « matures » sur la Switch ne va pas inciter les développeurs à s’y intéresser. Cependant, nous voyons les problématiques à travers nos yeux de gamers quand eux les voient au travers de leurs yeux de financiers. C’est pourquoi il est nécessaire que les joueurs Nintendo prennent conscience de leur importance et soutiennent les développeurs et éditeurs qui se donnent la peine de sortir des jeux de cette trempe sur la console Switch.

Il nous semble nécessaire d’insister sur l’importance du soutien. Pensez à soutenir ces sociétés par votre acte d’achat, mais pas toutes les entreprises, seulement celles qui se donnent la peine de sortir des jeux de qualité et ne se cachent pas derrière des excuses de limitations techniques.

Nous ne citerons pas de nom car nous pensons que vous, lecteurs, êtes en mesure de faire la différence entre tous ces éditeurs tiers.

Rappelons-le encore, il est nécessaire et primordial d’envoyer un message de soutien à ces éditeurs qui ne prennent pas les joueurs pour des imbéciles. Achetez leurs jeux afin d’encourager ces éditeurs tiers à sortir de nouveaux titres ou adapter plus de contenus et de portages sur la Nintendo Switch.

Portage réussi dans tous les cas

DOOM est un bon exemple de cette réflexion car, malgré les difficultés de réalisation du portage, les développeurs ont réussi à délivrer un contenu de qualité en tenant compte des spécificités et des contraintes imposées par la console hybride. C’est sans nul doute la moins bonne version de DOOM disponible aujourd’hui à cause des limitations graphiques maiss si vous êtes intéressé par la portabilité qu’apporte la console Switch de Nintendo, vous pouvez sans aucun soucis privilégier cette console hybride par rapport aux autres versions.

Ce sera très bientôt au tour de Skyrim de passer par la case portage sur Switch, espérons que ce soit aussi un portage de qualité.

[NDLR : merci Fabrice via Pix’n Dojo pour cette analyse du portage et de sa qualité. Suivez toute son équipe sur leur chaine YouTube et, si vous voulez proposer vos contenus Switch, contactez-nous.]