Nous sommes aujourd’hui des millions de personnes à apprécier notre Nintendo Switch depuis plus d’un an. Maintenant que le temps est passé, nous avons pu observer comment le système a évolué depuis sa phase initiale pour devenir une plate-forme établie. Pour la plupart des changements, les choses se sont bien passées mais quelques problèmes persistent et Nintendo devrait certainement les aborder prochainement dans une révision du système.

Une version 2 de la Switch déjà en vente

Il n’est pas rare que Nintendo, ainsi que d’autres fabricants, mettent à jour leurs systèmes tout au long d’une génération de console. De nombreuses compagnies sérieuses de jeux comme le leader du poker en ligne PokerStars gardent des traces de leurs mise à jour de matériel et de logiciel, et même les géants de high-tech comme Apple ont une lisibilité claire sur leurs révisions via leur newsroom. Parfois, on constate de gros remaniements, comme avec la 3DS XL ou la Xbox One S, mais il y a aussi des moments où des modifications plus subtiles sont apportées. Par exemple, les nouvelles unités de Switch, officieusement surnommées « modèle 2 », sont déjà en vente depuis plus de trois semaines.

Tous les systèmes de la Nintendo Switch sont alimentés par le processeur Nvidia Tegra X1. Le problème est que Nintendo et Nvidia, pour une raison quelconque, ont décidé d’utiliser la version stock (non modifiée donc) de la puce, ce qui a conduit très rapidement les pirates à trouver des vulnérabilités. Pour cette raison, la version révisée du « modèle 2 » du système inclut quelques modifications matérielles bloquant complètement les méthodes de piratage utilisées avec la version « modèle 1 » du système. Ce changement n’a pas été annoncé par Nintendo, ayant été découvert seulement après que les pirates aient eux-mêmes effectué des recherches. Encore une fois, c’est un phénomène courant dans l’industrie des consoles. La PS3, en particulier, avait dû subir de nombreuses révisions matérielles.

Il est bon de voir que Nintendo agit déjà pour couvrir les défauts du jeune système. Cependant, comme mentionné au début de cet article, certains problèmes doivent encore être résolus.

Un dock moins fragile

Le dock pourrait également utiliser une nouvelle conception, à savoir, être plus robuste pour avoir beaucoup moins de chances de provoquer des rayures sur l’écran comme ce fut le cas au lancement de la console hybride.

D’autre part et depuis peu, on retrouve très fréquemment un sujet de discussion qui chamboule les forums et la communauté Switch : des fissures se créent toutes autour de la coque. Ces fissures peuvent aller de petites lignes fines presque invisibles à l’œil nu jusqu’à des fractures massives qui donnent l’effet d’un œuf cassé. Une déclaration officielle n’a pas encore été fournie par Nintendo qui ne reconnaît pas (encore) ce problème et aucune explication d’un porte-parole n’a été fournie quant aux potentielles raisons. La théorie la plus avancée sur le net serait une réaction de la coque face à des changements rapides de température.

Si certaines unités de la Switch ont réellement développées de sérieuses fissures à cause de l’action de la température, il faut absolument que Nintendo creuse le problème et apporte des modifications significatives au boîtier du système pour atténuer ce désagrément (certes esthétique mais qui peut à long terme endommager les ports et l’écran) car la faute n’incombe pas forcément/seulement aux propriétaires qui exposeraient par négligence leur console au chaud/froid.

Une mauvaise gestion de la température interne

Pour mieux comprendre cette histoire de température, il faut bien penser que comme tout appareil électronique, la Nintendo Switch se réchauffe lorsqu’elle est utilisée et qu’elle se refroidit après avoir été mise en veille ou après avoir été éteinte. Ce flux de température constant est parfaitement normal. Le problème vient de la façon dont le plastique qui compose la coque réagit à ce phénomène banal. Le plastique se dilate et se contracte constamment, ce qui, lorsque la composition n’est pas adaptée à ces mouvements, provoque la formation de fissures au fil du temps.

D’ailleurs, ce problème est assez généralisé puisque d’après tous les rapports, il semble que des fissures apparaissent toujours dans les mêmes zones : principalement le long du boîtier arrière, le haut de l’écran, et à côté du ventilateur qui évacue la chaleur.

Étant donné qu’il existe de nombreux autres appareils mobiles fabriqués à partir de plastique, il peut sembler un peu étrange que ce problème se soit posé avec la Switch, vu l’habituelle qualité des consoles Nintendo. Cependant, gardons à l’esprit la charge de travail à laquelle la console doit faire face à chaque utilisation. Son design est similaire à celui d’une tablette mais elle est chargée d’alimenter des jeux de qualité à l’instar d’une console dernière génération. Ce n’est pas facile à réaliser pour une machine de cette taille et il est presque surprenant que Nintendo et les ingénieurs de Nvidia aient réussi à la faire fonctionner.

L’atout de la Switch est qu’elle possède à la fois un caloduc et un ventilateur pour aider à garder tous ses composants aussi froids que possible. Pourtant, il semble que ce duo ne soit pas suffisant pour certaines unités. Le flux de température se produit principalement avec les composants internes, mais les températures ambiantes entourant la Switch pourraient également jouer un rôle dans cette situation.

Les gens qui vivent dans des climats chauds et/ou qui déplacent leur Switch en permanence entre différentes zones de température (comme le passage d’un espace climatisé à une zone plus chaude) sont certainement plus susceptibles que d’autres de rencontrer ce problème de fissuration.

Pas de prise en charge côté SAV pour le moment

Certains utilisateurs ont essayé d’envoyer leurs consoles fissurées à Nintendo et, même si l’entreprise est prête à effectuer des réparations, cela semble être un processus coûteux et facturé au client. Un propriétaire de Switch qui a expérimenté cela a contacté Nintendo Life pour partager son expérience en indiquant que la filiale britannique de la société était prête à facturer jusqu’à 180£ (soit 200€) la réparation. C’est presque le prix d’une nouvelle console !

Ceux qui ont des fissures moins graves le long du panneau arrière peuvent faire leurs propres réparations pour environ 20€ en achetant simplement un panneau arrière de remplacement et les bons tournevis sur Amazon mais, clairement, cette option ne s’applique pas à tout le monde. Nintendo devrait absolument intervenir et résoudre ce problème au niveau de la fabrication. Si cela nécessite l’utilisation d’un plastique plus durable/flexible pour la coque Switch et même s’il est plus coûteux, il faudra faire cette amélioration pour éviter de causer aux clients des ennuis inutiles.

Cela s’ajoute à d’autres problèmes qui ont surgi en plus des docks qui rayent facilement l’écran du système. Certaines unités de Switch sont pliées à l’achat, ce qui semble être un problème d’usine, ou encore le tristement célèbre problème du Joy-Con de gauche ayant des problèmes de synchronisation les premières semaines après le lancement.

Il serait intéressant de voir certains des problèmes les plus pressants, tels que le problème de fissure, rapidement corrigés dans une autre révision matérielle similaire à celle des correctifs d’exploitation de sécurité susmentionnés. Cela pourrait peut-être se produire si et quand un modèle de Switch plus haut de gamme sera lancé en aval. Par exemple, il pourrait être fabriqué à partir de verre et de métal plutôt que de plastique, tout comme le modèle actuel. C’est ce que certaines entreprises de téléphonie mobile font lorsqu’elles sortent plusieurs téléphones. Reste que, de toute façon et d’une manière ou d’une autre, ces questions doivent être prises en compte. Ce serait dommage de voir la popularité massive de la console hybride chuter à cause des problèmes de contrôle de la qualité.

Espérons que le Big N entende les voix de ses fans. De votre côté, vous avez expérimenté des soucis ?