Verdict : 85/100

Il existe beaucoup de puzzle-games sur Nintendo Switch et ils ont presque tous des mécaniques propres qui permettent de les différencier et de les apprécier à leur juste valeur. Wilmot’s Warehouse apporte sa pierre à l’édifice et nous plonge au coeur d’un item management intense qui ouvre la porte vers la satisfaction intense de la liberté totale d’action. On vous explique.

Livraison, stockage, commande

Wilmot’s Warehouse nous place dans le rôle de Wilmot, responsable de la gestion d’un entrepôt. Cette tâche implique la réception des objets de l’inventaire, leur organisation au coeur de ce grand lieu mais aussi l’envoi des items demandés par nos collègues en temps et en heure. Le jeu nous demandera d’être rapide, consciencieux et organisé. On sera alors récompensé par des possibilités d’améliorer notre quotidien de magasinier.

Le jeu se décompose en plusieurs phases. On commence par recevoir les objets par la porte de livraison en bas de l’écran. Un camion dépose tout en vrac et c’est alors à nous de ranger ces objets à notre convenance, par couleur, par thème, par forme imprimée… tout est possible, l’important est de s’y retrouver et de pouvoir apporter les commandes des collègues dans le temps imparti. Les phases de livraison durent 3 minutes, on prend les cartons en bas de l’écran, on peut en prendre un nombre maximal qui évolue en fonction de nos performances, et on les dépose en rang, en carrés ou comme on veut, où on veut. Pour la phase suivante, les collègues apparaissent en haut de l’écran avec une commande de plusieurs items. On prend connaissance de leurs désidératas et on les leur apporte en moins de 2 minutes 30 sinon la semaine est perdue. Une semaine perdue indique que l’on obtient pas de salaire (des étoiles) et qu’il faut simplement gérer la livraison suivante et continuer. Si l’on parvient à donner les bons objets à temps, on pointe notre fin de poste et l’on obtient les étoiles liées à notre performance. Certaines demandes valent plus que les autres et les honorer rapidement permet de remporter le pactole en étoiles.

Un sentiment bizarre d’accomplissement

Mais à quoi sert d’amasser les étoiles ? A les dépenser, bien sûr ! On pourra, toutes les trois semaines (trois cycles de deux phases), acheter des aptitudes pour Wilmot comme porter plus d’objets simultanément ou se déplacer plus rapidement, par exemple. On pourra également améliorer notre entrepôt en éliminant des colonnes qui nous bloquent dans notre organisation des objets depuis le début du jeu. Chaque chose a un prix en nombre d’étoiles et il faudra être efficace pour obtenir le plus de cette monnaie rapidement pour évoluer dans un environnement plus simple à gérer.

Si vous vous demandez encore pourquoi il faudrait faire de la place dans l’entrepôt alors que nos collègues récupèrent des objets chaque semaine, c’est essentiellement parce que le nombre d’items différents augmente à chaque nouvelle livraison. Et le jeu ne compte pas moins de 500 objets différents à classer. Des roues, des flocons de neige, des moulins, des planètes ou encore des satellites sont au menu, sans oublier des représentation plus abstraites de formes géométriques. C’est assez jubilatoire de voir notre rangement organisé prendre forme au fil des cycles et prendre pleine conscience des thèmes choisis pour garder un semblant d’ordre au milieu de cette myriade de choses. On obtient alors un bel agencement qui ressemble à une belle oeuvre d’art organisationnel.

Une idée simple qui grandit

Vous l’aurez compris, l’idée derrière Wilmot’s Warehouse est assez simple mais gagne en profondeur alors que l’on joue. On ressent un peu de stress lors de la phase de commande des objets par les collègues, un peu comme Overcooked! mais dans une moindre mesure. On peut profiter du jeu également avec un ami avec qui on pourra organiser l’entrepôt en écran partagé pour encore plus de satisfaction organisationnelle. Il restera à se mettre d’accord sur la place des bottes en caoutchouc, avec les chaussures ou plutôt les nuages et les parapluies ?

Wilmot’s Warehouse se présente dans un style rétro assez simple qui va droit au but. L’entrepôt est noir et les objets sont colorés pour notre plus grand plaisir de monomaniaques du classement. Notre “travail” est encouragé par une bande-son électro enjouée qui donne envie de continuer de jouer, semaine après semaine. Wilmot’s Warehouse devient finalement assez addictif, même lorsque l’on ne pensait pas vraiment y jouer pendant une longue période, le signe d’un bon équilibre entre le challenge relatif et les récompenses obtenues. On pourra même augmenter la difficulté et passer en mode Expert pour pousser le vice encore plus loin.

Notes

Graphismes
Gameplay
Rejouabilité
Intérêt

Conclusion

Wilmot’s Warehouse est un puzzle game qui nous demande de classer des objets avec une liberté totale. Le challenge sera de s’y retrouver dans notre façon d’organiser notre entrepôt pour satisfaire les demandes de nos collègues dans le temps imparti. On prend un grand plaisir dans la liberté de choisir où mettre les objets et avec lesquels les associer pour les retrouver. Lorsque l’on obtient de plus en plus d’items à classer, on doit alors parfois repenser le classement mais surtout améliorer notre entrepôt pour faire place nette. Le mode coopératif à deux est un plus sympathique et le mode Expert ravira les amateurs de challenge supplémentaire.

Review réalisée sur la version 1.0.0 gracieusement fournie par Finji.

Wilmot’s Warehouse est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 28/08/2019 pour 13,99€.