Verdict : 93/100

Il y a des jeux qui nous tapent à l’œil dès le premier trailer, ce fut le cas pour Wandersong qui se présentait comme un jeu de plateforme-aventure s’alliant à une chose formidable : la musique. La Nintendo Switch accueille ainsi ce concept étonnant et détonnant que nous nous sommes empressés de tester pour vous -mais aussi pour notre plaisir personnel, il faut bien l’avouer.

Tu ne chanteras point

Nous rencontrons, au lancement de Wandersong, notre héros. Il s’agit d’un barde que personne ne veut vraiment entendre chanter parce que les gens considère que c’est une fonction inutile. Un être fantastique lui apparait, Elaya, porte-parole d’Eya la grande prêtresse du monde pour lui annoncer que la fin du monde a débuté et qu’il est l’élu qui pourra arrêter le processus. Pour y parvenir, il lui faudra apprendre la chanson de la Terre, Earthsong, en visitant les différentes divinités aux quatre coins du monde. Il rencontrera également Audrey, The Hero, qui tente d’abréger les souffrances des habitants du monde en éliminant des entités divines qui sont en train de mal tourner.

Le scénario est tiré par les cheveux parce que l’on règle des problèmes par le chant et qu’il met en scène toute une panoplie de personnages fantastiques comme des monstres, des divinités ou encore des pirates. Mais la narration est remplie d’humour et donc ultra agréable à suivre. On plonge dans cette histoire folle en se délectant des dialogues avec les personnages que notre valeureux barde va essayer d’aider au cours de quêtes annexes qui s’imbriquent parfaitement dans le sauvetage global du monde. Il est rapidement rejoint par Miriam, sorcière de son état, qui est plutôt du côté négatif des choses. Pas parce qu’elle veut du mal aux autres, mais plutôt dans son attitude défaitiste et peu encourageante, du moins au début. Le duo forme une paire hors du commun et on s’attache émotionnellement à ces héros improbables et à leurs aventures extraordinaires.

Eh bien dansez maintenant

Le gameplay de Wandersong est assez simple, on prend le jeu en mains rapidement en retrouvant nos marques de jeux de plateforme sans souci. Le stick gauche guide notre personnage et le bouton B lui permet de sauter. Le bouton A (ou Y) permet de discuter ou de passer les portes des lieux que l’on visite. Vient ensuite la fonction particulière du personnage que l’on incarne : le chant. Celui-ci est au cœur du jeu et est géré par le stick droit. Lorsque l’on incline le stick, le personnage est alors entouré de huit zones de couleur qui correspondent à des tonalités différentes. Les notes ont des effets différents sur l’environnement et on apprend assez vite que certains enchainement de notes ont des effets sur les animaux ou humains peuplant le monde. Il peuvent alors nous aider à atteindre des zones trop éloignées ou chanter avec nous.

Les phases narratives sont entrecoupées de phases de puzzle dans lesquelles on doit trouver comment utiliser l’environnement ou des mécanismes pour progresser. On pourra faire pousser des plantes pour atteindre des plateformes, faire tourner des engrenages pour déplacer des surfaces ou encore se laisser flotter dans des courants d’air guidés par notre voix. Le gameplay se voit renouvelé à chaque étape et c’est une belle satisfaction de découvrir la façon d’interagir pour ensuite profiter du voyage. Les idées des développeurs sont géniales et on s’amuse vraiment à discuter avec les personnages et à avancer dans cette grande aventure.

Le concept du Héros mis à mal

La présentation de Wandersong est colorée et presque aussi naïve que la personnalité de notre barde, on pourra d’ailleurs choisir son nom assez tôt dans l’aventure. Les textures des décors sont assez simples mais finalement on voit beaucoup de paysages différents. Du petit village de départ à une cité interdite aux accents asiatiques en passant par les îles au trésor des pirates, entre autres, sans oublier le monde des esprits divins. On ne tient pas du tout rigueur des angles un peu abrupts des plateformes parce qu’on a l’impression d’être dans un monde de papier au final et c’est plutôt original.

La musique rythme la progression avec plus de 160 pistes différentes à découvrir au cours de la dizaine d’heures de jeu. Elle colle toujours parfaitement à l’ambiance visuelle mais aussi aux émotions ressenties par les personnages. Notre héros passe par des moments de doute intense qui seront transcrits par une ambiance sobre et bleue mais aussi par d’autre beaucoup plus joyeux où le rythme devient plus funky et sa mine vraiment plus réjouie. Le jeu est un pur bonheur de découverte du début à la fin et surtout par son mélange de narration et de bienveillance.

On y découvre en effet une jolie vision du concept du Héros et de la vie en général. Wandersong nous offre une bouffée de positivité contagieuse qui nous permet de profiter pleinement de l’expérience. Au croisement de Night In The Woods et de Undertale, on fait un voyage au cœur des émotions des personnages tout en apprenant qu’il n’est pas forcément nécessaire de tuer pour vaincre la malédiction. On ne va pas tout vous raconter au risque de gacher votre expérience mais il est important de savoir que le jeu prend le contre-pied de nos habitudes vidéoludiques et franchement, c’est un vrai plaisir.

Notes

Graphismes
Gameplay
Histoire
Intérêt

Conclusion

Wandersong nous emmène au bout du monde pour le sauver d’une manière originale puisqu’il nous sera demandé de chanter (et de danser!) pour aider les différents personnages que l’on va rencontrer. Le jeu est axé plateforme et puzzle mais repose sur une belle narration qui nous emmène dans une grande histoire. Les graphismes sont un peu naïfs mais collent parfaitement au concept et la bande-son permet de profiter au maximum de l’ambiance. Le seul gros ecueil que l’on trouve à Wandersong est qu’il n’existe qu’en anglais et laissera donc les allergiques à la langue de Shakespeare derrière lui, pour le moment.

Review réalisée sur la version 1.0.0.

Wandersong est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 26/09/2018 pour 19,99€.