Verdict : 75/100

A mi-chemin entre le jeu de plateforme et le jeu d’infiltration, The Swindle est arrivé sur l’eShop de la Nintendo Switch pour nous donner un challenge à relever. Avide de nouveaux défis, nous avons répondu positivement, voici notre rapport.

Une révolution se prépare, agissons !

Nous sommes en 1903, dans une version steampunk de l’Angleterre victorienne et une nouvel instrument va être créé, le Devil’s Basilisk. Il empêchera les cambrioleurs de faire ce qu’il savent le mieux faire : voler. Vous prendrez le contrôle d’une équipe de braqueurs dont le but sera d’engranger un maximum d’argent durant les 100 jours qu’il reste avant le lancement du Devil’s Basilisk et éventuellement stopper son développement.

Cette période fixe de 100 jours confère au jeu un aspect addictif puisque chaque casse ou tentative de casse se révèle être une de ces 100 journées. On a ainsi tendance à toujours vouloir en faire un de plus avant de poser le jeu, pour finalement se rendre compte que l’on a déjà passé 10 jours à se remplir les poches dans ces maisons générées aléatoirement.

Un aspect gestion insoupçonné

A chaque cambriolage réussi, notre valeureux malfrat retourne dans sa capsule puis dans le dirigeable qui renferme le QG de l’association. Là-haut, il est possible d’acheter des capacités et des outils en fonction de l’argent que vous avez en banque avec un véritable arbre de compétences à en faire palier les JRPG. Le jeu vous permet de cambrioler des lieux dans 5 environnements différents qui eux aussi se débloque en fonction de votre pécule total. Bien que logique, cette façon d’ouvrir les méandres du jeu couplée à la menace des 100 jours fait que l’on peut se retrouver bloqué parce qu’on a fait quelques erreurs de parcours.

Les cinq premières journées sont assez facile et posent les bases des contrôles des différents personnages, qui se manient tous de la même façon, on a un peu moins de remords à en avoir tué un dans l’exercice de ses fonctions. La suite des étapes devient plus coriace avec les policiers un peu bêtes qui se retrouvent remplacés par des robots de défense beaucoup plus rapides et coriaces. On apprend également à pirater des serveurs pour empocher un pactole, mais aussi des mines qui pourront se retourner contre nous par inadvertance.

Une présentation soignée

The Swindle est plongé dans une ambiance steampunk très sympathique dans un style cartoon sobre et très bien exécuté. Si l’on ne joue pas assez bien, on n’aura peut-être pas la chance de profiter des divers environnements mais avec un peu d’entrainement on profitera pleinement du travail des graphistes.

Les musiques continuent de parfaire l’ambiance de ce jeu atypique dans lequel notre personnage semble flotter lorsqu’il saute et où il vaut mieux qu’il prenne sont temps accroché à un mur pour ne pas se faire passer les menottes ou pire encore. La progression est impitoyable et le moindre casse raté la plombera mais c’est tout de même un plaisir de se relancer dans l’aventure pour retenter le tout pour le tout.

Notes