Verdict : 50/100

La nuit, quand on pose la tête sur l’oreiller, on espère faire des rêves légers et joyeux. Si malheureusement, il s’agit d’un cauchemar, plusieurs scénarios nous feront nous réveiller en sursaut. Le plus sûr pour cela est de se voir mourir. Et bien c’est sur ce constat cyniquement vrai que Suicide Guy est basé.

Le but du jeu : trouver un moyen de se suicider

Le jeu s’ouvre sur un salon en assez mauvais état. Un appartement de célibataire, très certainement. Un homme d’une trentaine d’année bedonnant est affalé sur le canapé et regarde la télévision. Une bière à la main, une pizza pas trop loin, … un tableau peu flatteur. Un anti-héros que l’on ne veut absolument pas avoir en tant que personnage à incarner. Et pourtant, c’est bien lui que vous dirigez. Ce protagoniste s’endors sur son canapé.

On plonge alors à l’intérieur de ses pensées et l’on devine que l’on pénètre son subconscient. Il rêve. Nous voilà donc au sommet d’un building vertigineux. Aucune explication ne s’en suit. Aucun dialogue. Aucun PNJ pour vous expliquez ce que vous fichez sur ce toit. Vous êtes pour ainsi dire catapulter dans le monde onirique. C’est alors que vous vous souvenez du titre du jeu. Vous remarquez alors la poutre s’élançant dangereusement dans le vide. Il est alors temps d’aller à l’encontre de tous vos réflexes de gamer. Vous montez sur la poutre et vous sautez. Niveau terminé.

Un puzzle-game glauque

Votre personnage se réveille aussitôt. La suite du jeu est simple : vous devrez trouver un moyen de réveiller votre personnage en le faisant mourir. De décor en décor, vous devrez résoudre l’énigme suivante : mais comment il va pouvoir mourir cette fois ? Dans le deuxième tableau, vous devez le réveiller pour qu’il empêche sa bière de tomber à la renverse.

Les niveaux s’enchaînent et un malaise nous envahit. Le concept en soi est original c’est certain. Il est rare en effet que le principe d’un jeu soit de tuer son héros. En général, vous devez combattre des ennemis. Disons qu’ici le méchant de l’histoire c’est ce sommeil qui vous entraîne dans le monde des rêves. En terme de puzzle-game, on se lasse vite cela dit. Cela donne un ambiance glauque et au final ça ne rend pas service au gameplay.

Graphismes et contrôles hasardeux

Votre personnage se déplace difficilement. Les contrôles ne sont pas très clairs et les indications sont parsemés dans les niveaux. L’absence de véritable tutoriel n’est pas grave étant donné que le principe du jeu est limpide. On comprend vite qu’il peut sauter et interagir avec certains objets. Cependant la maniabilité du personnage est lourde. Quant aux graphismes, de prime abord le jeu est soigné. Mais les temps de chargement sont très long. Au moins 1 à 2 minutes entre certains écrans. Des petits détails qui gâchent l’expérience de jeu.

Notes

Gameplay
Graphismes
Histoire
Intérêt

Conclusion

On sent l’envie des développeurs de s’écarter des sentiers battus et d’aller chercher les joueurs sur un terrain inexploré. L’expérience n’est pas complètement ratée car effectivement, l’effet du contre-pied est réussi. Mais c’est peut être trop réussi. Le principe glauque de faire se suicider le protagoniste est assez dérangeante. Le côté pataud et maladroit des contrôles rajoutent au malaise ambiant. Cela dit, ce puzzle-game peut plaire à certains joueurs.

Nous avons joué à la version 1.0.0 qui nous a été gentiment offert. Suicide Guy est disponible sur le Nintendo eShop.