Verdict : 83/100

Les jeux de plateformes exigents ont fleuri sur l’eShop de la Nintendo Switch et nous en avons couvert certains et en avons d’autres sur notre planning. Nous partons aujourd’hui en Chine avec Shio qui nous invite à parcourir les villages avec notre lanterne à la recherche de réponses sur notre identité.

Est-ce un rêve ou la réalité ?

Lorsque l’on lance Shio, la première question à laquelle on doit répondre est « où se réveiller ? ». Cela implique en fait le choix de la difficulté pour la partie à lancer. On commencera certainement par Shallow Dream qui est abordable avant de s’essayer à Deep Sleep lorsque l’on aura pris confiance en nous et surtout envie de découvrir les niveaux cachés. 

On prend le contrôle d’un personnage masqué dont le passé est fragmenté et mystérieux. A travers les quatre chapitres du jeu, on trouvera des lettres et des objets qui permettront de lever le voile sur les textes de son journal et mieux appréhender les liens familiaux du héros. Ce journal est disponible à tout moment via la gachette ZL. Le personnage n’offre qu’une action de contrôle réel : le saut via le bouton A ou B. Portant avec lui une lanterne, vous pourrez la faire tournoyer alors que vous êtes en plein saut près d’une autre lanterne pour être propulsé vers d’autres cieux. On a donc ici une espèce de double saut lié à un endroit du niveau désigné par les développeurs.

Un gameplay simple pour un vrai challenge

Progresser dans Shio se fait facilement, on avance avec le stick, on saut et on utilise la lanterne pour aller plus haut comme Tina Arena. Le vrai challenge sera évidemment d’esquiver les dangers. Et ceux-ci seront nombreux. On rencontrera des scies circulaires, des boules de feu, des plateformes qui nous brûleront et d’autres joyeusetés qui rendront la progression vraiment compliquée. Mais la présence de nombreux checkpoints rendra le tout finalement abordable. Chaque contact avec une lame ou une flamme nous tuera, à la Super Meat Boy, mais on réapparaitra presque instantanément au début de la section. 

On évite alors la frustration qui est vite gommée par un nouvel essai et finalement un succès. on savoure chaque succès en voyant notre personnage aller vers des sections de plus en plus compliquées et en récoltant quelques reliques, secrets ou autres passages du journal qui nous permettent d’en apprendre plus sur son histoire. Les amateurs de speedrun se réjouiront de voir leur temps à chaque passage de checkpoint. Un passage par la carte permettra également de reprendre une section déjà validée pour en améliorer notre score. 

Une ambiance travaillée

Shio brille par son gameplay fluide et très réactif dans un environnement très hostile. Il est également remarquable par son ambiance asiatique qui nous fait vraiment voyager. Les paysages des arrières-plans sont somptueux et variés et les couleurs pastels nous donnent l’impression de voyager. Les animations du personnages sont fluides et on a vraiment l’impression de virevolter avec lui entre les dangers coupants et brûlants de son univers. 

La bande-son du jeu nous plongera dans un esprit de contemplation sans pour autant nous laisser en souvenir immuable. La durée de vie de Shio sera fonction de votre dextérité et de votre envie de connaitre les secrets du personnage. On comptera entre 4 et 6 heures pour voir la fin si l’on s’en sort pas trop mal lors des sauts en mode normal et bien plus si l’on cherche tous les secrets et que l’on tente d’améliorer nos temps et de finir le mode expert. 

Notes