Verdict : 85/100

Si l’on vous demandait de repenser le plan du métro originel de Londres, penseriez-vous que vous pouvez l’améliorer ? La réponse se trouve dans Mini Metro, un jeu de stratégie en temps réel qui nous place au coeur des lignes de transports en commun des plus grandes villes du monde.

Pas d’incident technique en vue

Lorsque l’on lance la première partie de Mini Métro, on est face à trois points de passage représentés par des figures géométriques simples (rond, carré, triangle) et on peut alors les relier entre eux pour créer une ligne de transit. On peut soit en relier deux et créer une seconde ligne d’une autre couleur entre deux autres ou choisir une seule ligne de trois stations. On voit alors apparaitre les passagers aux stations sous forme du signe géométrique de leur destination qui apparaissent ensuite dans nos petits wagons pour finalement disparaitre une fois arrivés à bon port. Voilà quelques passagers satisfait du service et comptabilisés dans votre score.

Au fil des heures et des jours de la semaine, les passagers se suivent, vos wagons font leur boulot d’allers-retours entre les stations et d’autres points d’intérêt apparaissent dans le décor. Il faut alors choisir d’allonger une ligne, en créer une nouvelle ou même en détourner une autre pour créer une voie de passage. Les choix sont à faire rapidement et sans regret puisque l’activité augmente graduellement et il faut palier à l’affluence grandissante dans les stations. A chaque début de nouvelle semaine, on obtient une nouvelle locomotive pour amélioré la cadence ainsi qu’un autre item, soit un nouveau wagon permettant d’augmenter la capacité d’un train existant, une nouvelle voie ou encore des ponts ou tunnels, entre autres. Là encore, il faudra choisir ce qui pourra mieux nous servir pour cette nouvelle semaine.

Une profondeur de jeu non suspectée

Au début, on se dit qu’on va juste faire une partie “pour essayer”, se faire une idée vite fait et on pense négligemment qu’on passera à un autre jeu. Voilà une grossière erreur puisque lorsque l’on a commencé Mini Metro, on se prend très vite au jeu et on découvre une vraie profondeur stratégique et on voyage entre les villes pour en découvrir les spécificités qui influent vraiment sur le gameplay. Là où Londres reste classique est sert de tutoriel, Paris présente des stations proches les unes des autres, Le Caire nous offre des mini wagons qui laisseront des passagers à quai comme la RATP en période d’affluence et Osaka profite de la rapidité du Shinkansen pour rallier de longues distances. On s’amuse à débloquer les différentes villes en améliorant nos scores et à découvrir à quelle sauce les développeurs vont nous manger.

On peut profiter de Mini Metro en mode portable en dessinant directement les lignes de métro sur l’écran tactile de la console. Cette méthode fonctionne assez bien mais atteint certaines limites lorsque l’on veut corriger un peu le tir si l’on est allé un peu vite. La maniabilité devient alors un peu plus chaotique et l’on reprend rapidement les Joy-Cons en main. Ceux-ci permettent de naviguer entre les différents points d’intérêt (stations, lignes, trains) grâce au stick gauche et les boutons A et B permettent de valider ou annuler une action, respectivement. Lorsque la carte se remplit de lignes de toutes les couleurs, il devient un peu fastidieux de naviguer à travers le maillage mais cela reste jouable tant que l’on reste concentré et à l’affût d’une congestion sur le réseau.

Un plan interactif

Une partie de Mini Metro se termine lorsqu’une station arrive à saturation. Pour éviter cela, il faut jongler entre les rames, les lignes et les correspondances. On acquière assez rapidement une vision stratégique du jeu en plaçant les différents sigles géométriques sur une même ligne pour éviter les correspondances trop nombreuses. Outre le mode Normal, le jeu propose un mode Sans Fin où l’on peut se détendre puisque la saturation n’existe plus ou un mode Extrême pour les masochistes qui souhaitent placer leurs lignes sans regret puisqu’elles restent alors fixes. On trouve également un défi quotidien qui nous envoie dans une ville pour un one shot qui nous gratifiera d’une place au classement mondial et nous poussera à nous entrainer pour gravir fièrement les échelons.

Mini Metro se présente sobrement comme un plan de métro interactif avec ce que l’on connait de lignes de couleur se croisant sur des points d’intérêt. L’activité des rames se succédant et des passagers augmentant assez rapidement, cela aide à une meilleure lisibilité de l’action. C’est simple, clair et précis. Un mode nuit est disponible pour les allergiques au fond blanc. L’ambiance sonore est électro, sobre également mais avec cette tension qui augmente lorsque l’on s’approche de la catastrophe ferroviaire.

Notes

Graphismes
Gameplay
Rejouabilité
Intérêt

Conclusion

Mini Metro est plus addictif que l’on pourrait l’anticiper en voyant les captures d’écran. Le gameplay est simple mais la profondeur stratégique du jeu est bien présente. Chaque ville présente des spécificités géographiques et techniques qui en font une expérience de jeu différente de la précédente. Les différents modes de jeu permettent de varier les plaisirs et rendent le jeu particulièrement addictif.

Review réalisée sur la version 1.0.3 gracieusement fournie par Radial Games.

Mini Metro est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 30/08/2018 pour 8,49€.