Verdict : 87/100

Le corps humain est une usine formidable qui tourne comme une horloge mais dont les rouages restent parfois une énigme. Homo Machina propose de plonger au coeur des mécanismes qui nous composent tels que vu pas Fritz Kahn. Un petit OVNI sur l’eShop de la Nintendo Switch développé par Darjeeling et édité par Arte et Feierabend.

Allo, Mr le directeur ?

Fritz Kahn était un médecin visionnaire qui a vulgarisé les actions réalisées à l’intérieur du corps humain en les représentant par des ouvriers qui oeuvrent dans une grande usine. Chacun à son poste et chacun avec une mission bien particulière. Homo Machina vous propose de plonger dans ce monde intrigant l’espace d’une journée toute particulière. Vous y découvrirez le directeur de l’usine, un vieux moustachu tête en l’air qui ne parvient à mener les actions à bien qu’avec l’aide de Josiane, sa secrétaire. Vous prendrez le contrôle de bien des instruments et machines accompagnant les ouvriers dans leurs missions du quotidien.

Tout commencera au centre de la volonté avec un réveil plutôt difficile qui n’est pas sans rappeler les nôtres. Il faudra mettre en route les différents sens, l’odorat ou la vue par exemple pour ressentir l’odeur du café frais et apercevoir le doux petit déjeuner qui se dresse devant nous. Pour cela, les développeurs ont mis au point un système d’interactions avec les représentations de Fritz Kahn. On actionne alors la paupière pour l’ouvrir, on règle le focus pour distinguer ce que l’oeil peu voir ou alors on règle la température de l’air que l’on respire. Tout est intuitif, on essaie quelque chose et on voit de suite l’effet qui s’en suit. C’est amusant et on ressent de suite une satisfaction d’avoir compris comment tout fonctionne.

Une narration au top

En plus des aspects scientifiques plutôt sympathique du jeu, celui-ci embarque une narration géniale. Le directeur et Josiane entretiennent une relation où ce monsieur se repose beaucoup sur elle et on suit leurs tribulations avec un oeil amusé. Les aventures du corps humain qu’il faut faire tourner son également très bien contées, on se prend au jeu et on a envie que tout se passe bien pour cette personne. On n’en dira pas trop pour vous laisser la joie de découvrir de quoi il retourne.

Les graphismes et l’ambiance sonore du jeu nous plongent dans une ambiance des années 1920 et sont des plus sympathiques. On profite des illustrations de Kahn et on prend un véritable plaisir à leur redonner vie et à interagir avec elles. Le gameplay est uniquement tactile et demandera de tenir la Nintendo Switch verticalement. On se sent un peu maladroit dans cette position au début mais on s’y fait assez vite. On pourra passer en mode sur écran mais la maniabilité en motion pointing n’est pas vraiment plus ergonomique. L’aventure intérieure dure une grosse heure et c’est là son plus gros défaut : on passe un moment tellement agréable avec tous ces personnages et rouages malins que l’on en voudrait plus, beaucoup plus. L’humour de la relation du Directeur avec Josiane nous manque dès le début du générique et on voudrait voir la suite de cette belle histoire qui commence grâce à nous. Un jour peut-être.

Notes

Gameplay
Graphismes
Histoire
Intérêt

Conclusion

Homo Machina nous emmène au coeur des rouages du corps humain tel que Fritz Kahn les décrivait dans les années 1920. Ses illustration sont fidèlement reproduites et elles prennent vie grâce à nos actions. Le gameplay tactile est intuitif et en ressort une véritable joie de parvenir à faire fonctionner cette belle usine. La narration est au coeur de la progression et on s’attache rapidement au Directeur et à sa secrétaire, mais aussi à l’humain que l’on tente de faire fonctionner correctement. Cette histoire est d’ailleurs tellement bien contée qu’on reste un peu sur notre faim lors que l’on atteint le générique de fin du jeu après une courte, mais très plaisante, heure de puzzles intelligents.

Review réalisée sur la version 1.0.0 gracieusement fournie par Arte.

Homo Machina est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 25/04/2019 pour 3,49€.