Verdict : 89/100

La série de jeux Bit.Trip a connu sont heure de gloire dès son arrivée sur la Wii puis sur la Wii U. Commander Video, le valeureux héros de cette licence, revient pour une nouvelle aventure, cette fois-ci sur Nintendo Switch, dans Runner 3. Chaussez vos baskets, on part pour un long footing.

Cours Commander, Cours

Lorsque l’on croise Runner 3 pour la première fois, on se dit que c’est un jeu de plateformes. En fait, la dernière aventure de Commander Vidéo est au plateformer ce que le Canada Dry est à la bière : de loin, ça y ressemble beaucoup mais une fois que l’on goutte, on se rend compte de notre erreur de jugement. En effet, il s’agit là d’un jeu de rythme. Il faut sauter (bouton B), s’accroupir (direction bas), donner des coups de pieds (bouton Y) et utiliser des tremplins (boutons directionnels), choisir la voie à emprunter (gachettes L et R) tout ça sur une musique battant la mesure des actions à mener.

On récolte des piles de lingots sur le chemin et cette collecte elle-aussi vient s’inclure dans la trame musicale du jeu. Cela nous donne de bons repères pour apprendre où on fait les choses comme il faut et à quels moments il faut ajuster nos réflexes. Evidemment, on peut également s’ajuster de manière visuelle, puisqu’il faut tout de même savoir comment éviter les obstacles et où sont placés les objets à collecter. On apprendra au fur et à mesure de la progression dans un niveau, l’enchainement des touches à utiliser pour vaincre l’esprit taquin des développeurs.

Cours, vole et roule aussi

Le studio a décidé d’innover pour ce troisième volet des Runner en ajoutant des phases de déplacement dans des véhicules. On s’amusera donc à diriger un avion ou encore un wagonnet, sorte de clin d’œil à Donkey Kong. Là aussi, il faudra monter ou descendre pour engranger les lingots ou encore sauter ou se cacher dans le wagon. Tout est réflexe et mémorisation des enchainements, surtout qu’il n’y a qu’un seul checkpoint dans chaque niveau, souvent à mi-course. Les niveaux sont eux-mêmes assez longs (entre 3 et 5 minutes) si on les connait sur le bout des pouces, je vous laisse imaginer le temps que l’on passe à perfectionner tout ça, en voyant inlassablement le compteur de vies utilisées augmenter à chaque essai infructeux. Mais rien n’est impossible et on progresse assez bien avec une bonne concentration et de la rigueur.

Une fois la fin du niveau atteinte, vous pourrez comptabiliser les lingots amassés, au nombre de 100 à chaque fois et si vous avez fait une course parfaite, obtenir un bonus en vous envoyant en l’air dans un canon. Bref, vous comprendrez que le but est d’épingler un joyeux Perfect sur l’ensemble des niveaux, avec un joyeux + si l’on atteint le centre de la cible bonus. Le jeu regorge de défis à relever puisque chaque niveau terminé devient alors disponible avec des routes alternatives qui demanderont de récupérer des joyaux en plus des lingots habituels.  En plus de cela, on rencontrera des héros sur le chemin qui nous donneront des quêtes à remplir. Il s’agira en général de trouver trois éléments dans les niveaux du monde dans lequel on se trouve. Vous demandant de retourner dans les niveaux précédemment maitrisés pour les voir d’un nouvel œil à la recherche du curry perdu, par exemple.

Des bonus en tout genre

Outre les bonus de points en fin de course, des niveaux bonus sont également à débloquer en obtenant un certain nombre de lingots. Ceux-ci rendent hommage aux épisodes passés et à une difficulté d’antant qui fera replonger les plus agés d’entre nous dans une jeunesse lointaine. Les graphismes sont alors également empreint de nostalgie pixelisée mais toujours dans un style coloré et agréable pour nos rétines exigeantes. L’ensemble du jeu est coloré avec un style graphique très marqué pour les personnages rencontrés, en adéquation avec leurs fortes personnalités et leurs demandes saugrenues. On pourra également acheter des tenues bonus pour nos personnages jouables, histoire d’ajouter une cape à toute cette super histoire.

Le genre du jeu tendant vers le jeu de rythme, on a une bande-son au tempo marqué qui évolue au fil de nos performances dans un niveau. En récoltant des postes radio, on ajoute des pistes à la musique, obtenant une apothéose finale toujours extravagante. On se prend ainsi vite au jeu et il faut avouer que certaines musiques restent en tête après la mannette posée. Et c’est une bonne chose. On notera la présence d’une voix d’anthologie vidéoludique en la personne de Charles Martinet (la voix de Mario, elle même) qui joue le rôle du narrateur.

Notes

Graphismes
Gameplay
Rejouabilité
Intérêt

Conclusion

Runner 3 est un jeu de rythme déguisé en jeu de plateformes, on saute, on glisse, on donne des coups en ajoutant des notes à la bande-son électro. Elle-même s’intensifie au fil de notre progression et on adore atteindre la ligne de fin en apothéose musicale. Le défi à relever est conséquent puisque les niveaux sont longs, exigeants et ne possèdent qu’un seul checkpoint. De plus, des routes alternatives apparaissent après une première maitrise, augmentant encore le nombre d’objets à collecter. On s’amuse, on rage, on apprend et on saute de joie lorsque l’on voit enfin apparaitre le “Perfect +” sur notre score final. C’est un ascenseur émotionnel dans un excellent jeu à la durée de vie longue et plaisante.

Review réalisée sur la version 1.0.0 gracieusement fournie par Choice Provision.

Runner 3 est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch depuis le 23/05/2018 pour 27,99€.