Verdict : 93/100

Les grands nostalgiques de l’époque 8-bit et 16-bit ont déjà été conquis par le remake Wonder Boy sorti sur Nintendo Switch en 2018. Reprise d’un jeu ayant eu ses heures de gloire sur Master System, il brillait par le lifting cosmétique par lequel il était passé. Monster Boy and the Cursed Kingdom est le parent hypothétique de la saga des Wonder Boy tout en étant un jeu original. On y retrouve des mécaniques de jeu ancestrales dans un bouillon résolument moderne qui fait plaisir dès que l’on prend la manette en mains.

Une malédiction animale

Jin se promène tranquillement avec son épée à travers le royaume, faisant leur fête à quelque ennemis qui lui barrent la route. Jusqu’à une malencontreuse rencontre avec son oncle Nabu qui semble avoir perdu la tête et s’est mis à changer tout le monde en animal. Notre fier héros se retrouve alors transformé en cochon, désarmé mais non sans ressources. La quête de la vérité et d’une solution commence alors et avec elle une bien belle aventure.

Notre héros à groin est bien désabusé au début mais sait tout de même bien se battre au corps à corps, ce qui permet de faire le ménage sur le chemin. Son flair à toute épreuve lui permet de dégotter quelques bonus mais aussi l’accès à de nouvelles aptitudes magiques bien utiles. On peut ainsi assez rapidement lancer des boules de feu, des boomerangs ou encore invoquer la foudre. Ces nouveautés permettent d’ouvrir de nouveaux passages dans ce monde ouvert et ainsi d’avancer dans la trame narrative.

Des pouvoirs de plus en plus nombreux

Alors que notre cochon gagne en pouvoirs, il obtient finalement une pierre de pouvoir qui lui permet de carrément changer de forme. On accumulera ces possibilités pour pouvoir ainsi se changer en serpent, en lion ou encore en grenouille. Chaque animal possède des capacités propres qui permettent d’explorer des zones préalablement inaccessibles sous une autre forme.

L’éventail de possibilités est large et les différentes options d’armes, de bottes et de magie de chaque personnage pourrait donner le tournis. Mais les informations sont distillées graduellement et on apprend vite comment jongler entre les possibilités et on lit assez bien quelle aptitude est utile à quel endroit des niveaux.

Une difficulté digne de la saga originale

Monster Boy and the Cursed Kingdom est un jeu moderne qui rend hommage à une saga des années 80. Pour bien retranscrire cette époque, la difficulté du jeu est assez élevée, comme à l’époque. Vous possédez un très petit nombre de coeurs de vie et chaque impact avec un ennemi ou l’un de leurs projectiles en fait disparaitre une moitié, ce qui fait fondre votre endurance comme neige au soleil. On se retrouve alors à tenter à de nombreuses reprises de gérer certains passages de plateformes remplies d’ennemis avant d’atteindre, enfin, le checkpoint qui nous permet de penser à la zone de danger suivante. La difficulté est un peu frustrante par moment mais les points de sauvegarde sont suffisamment nombreux pour permettre de progresser sans trop rager au final.

Cet aspect old-school du jeu d’action aventure est proposé dans un package 2D dessiné à la main de toute beauté. Les couleurs sont vibrantes et les environnements sont magnifiques et variés. Les animations des personnages sont extrêmement plaisantes et on a l’impression d’être dans un dessin animé interactif. Et cela depuis le début du jeu qui s’ouvre par une magnifique introduction animée avec sa propre chanson de générique qui nous plonge directement dans l’ambiance. La bande-son générale est remarquable et offre une expérience de jeu vraiment très plaisante du début à la fin.

Notes