Verdict : 73/100

Les jeux de rythme ont eu leur heure de gloire grâce aux itérations affublées d’instruments de musique en plastique. Point de fausse guitare pour le moment sur Nintendo Switch mais tout de même un jeu musical, Frederic : The Resurrection of Music. Le studio Forever Entertainment nous entraine dans une aventure grandiose où tous les styles de musique se rencontrent. Pour le meilleur ou pour le pire ? Vous le saurez en lisant notre test.

De la musique pas si classique que cela

Le jeu commence au cimetière, mais rangez vos mouchoirs puisque c’est pour une bonne nouvelle : Frédéric Chopin est ressuscité ! En effet, le grand compositeur polonais est sorti de son sommeil éternel au cimetière du Père Lachaise de Paris pour une raison qui lui est inconnue. Son chemin croise, après découverte des voitures et autres brouhaha de la capitale française, celui de trois muses lui rappelant qu’il était un grand musicien. Elles lui offrent également un grand piano ainsi qu’une calèche magique qui lui permettra de se déplacer à travers le monde. Sa première rencontre musicale sera avec un DJ qui le provoquera en duel musical.

A vous donc la joie ultime de jouer du Chopin en version électro contre un David Guette en herbe. Ce duel ne sera que le premier d’une série de 10 et les personnages rencontrés seront tous plus haut en couleur les uns que les autres. Finir le jeu vous ouvrira l’accès à un mode aréna composé de trois étapes. Les mélomanes les plus assidus reconnaitront les grandes compositions de Chopin, qu’elles soient réorchestrées en style reggae, country ou autres. Mais il n’y a là pas d’obligation à connaitre les œuvres originales pour passer un bon moment avec le jeu.

Un clavier pour jouer comme une légende

Lors des duels, vous serez aux commandes du grand piano de notre héros malgré lui. Les touches noires et blanches classiques seront à actionner au moment opportun. Celui-ci est matérialisé par l’arrivée de notes elles-aussi noires ou blanches en face des touches, cascadées à la manière d’un Guitar Hero. Le timing est donc primordial pour obtenir un bon score et une bonne écoute de la musique simplifiera ce timing. Vous l’aurez compris, le jeu est prévu pour être joué sur l’écran de la Nintendo Switch et si possible avec des écouteurs ou dans un environnement non bruyant. La jouabilité est bien calibrée et on prend vite plaisir à maitriser ces morceaux originaux.

Les développeurs ont imaginé une seconde maniabilité pour les allergiques au tactile via les boutons deux Joy-Cons. Sont alors utilisés les boutons A, X et Y ainsi que les boutons directionnels gauche, haut et droite du joy con gauche. Et comme il fallait un septième bouton, la gâchette ZL. Là où les six premiers sont à peu près logique lorsque l’on essaie cette configuration, cette satanée gâchette viendra souvent gâcher vos enchainements, justement. Vous donnant l’envie de reprendre le mode tactile pour progresser de la meilleure manière. On saluera tout de même l’effort d’avoir implémenté un mode analogique.

Une difficulté croissante qui donne envie

Le jeu propose quatre difficultés : facile, normal, difficile et Chopin. Contrairement aux jeux de rythme bien connus déjà cités plus haut, la marche à gravir entre deux difficultés n’est ici pas énorme alors ne soyez pas frileux, le mode normal est tout à fait abordable. On s’amuse bien et on ne redoute pas le challenge. Chaque bonne note ajoute un peu de contenu à la barre de suprématie de votre personnage et plus cette barre verdit, plus vous être proche de la victoire. A l’inverse, si le rouge l’emporte, c’est que votre adversaire musicien est parvenu à vous faire perdre votre solfège.

Le jeu est emmené par une narration hyper présente où les doublages sont de bonne qualité. On compte pas moins d’une heure et demie de dialogues / animations pour conter l’histoire extraordinaire de Chopin dans ce monde moderne qu’il ne comprend pas forcément. Les différentes ambiances musicales sont agréable et surtout amusante. On aurait eu du mal à imaginer jouer de la musique classique aux sonorité de sitar, par exemple. Les animations dans le style d’une bande dessinée sont colorées et très plaisantes à l’œil et on apprécie le travail fourni pour créer un tel univers.

Notes